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Entre Terre et Mer... Pays Gourmand
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Patrimoine architectural

Abbaye de Deux-Jumeau © otiigi

 

Sur les petites routes qui sillonnent notre campagne, l'amateur de belles pierres sera comblé ! Il y croisera une multitude de châteaux, d'églises, de "fermes-manoirs", de lavoirs et autres trésors architecturaux de notre passé. Il suffit d'être attentif et curieux pour découvrir de vraies merveilles.

 

 

 

 

puce tite_puce_verte Le patrimoine religieux 

 Eglise St Clément à Osmanville ©l.lelongchapelle_St_Roch, entre Isigny et Neuilly ©otiigi

Le Bessin regorge de nombreux petits villages...Ici, chaque village, chaque hameau possède son église ou sa chapelle ! Les plus anciennes datent des 11e et 12e siècles comme l'église Saint Clément à Osmanville ou la chapelle Saint-Gerbold à Englesqueville-la-Percée. Certains édifices religieux de notre territoire représentent bien le style roman normand, caractérisé notamment par des façades et intérieurs  sculptés.

Pour en savoir plus

 

puce tite_puce_verte Les châteaux 

Comme pour les églises, les premiers châteaux fortifiés se construisent à l'époque de Guillaume Le Conquérant, à partir du 11e siècle. La multiplication de ces châteaux continue jusqu'à la fin du 15e siècle, époque à laquelle la guerre de Cent Ans se termine. De nombreux châteaux sont détruits par les incessantes batailles avec les Anglais (les châteaux d'Osmanville et de Beaumont à Englesqueville-la-Percée ont, par exemple, beaucoup souffert.)Le château des Evêques ©otiigi

Datant du 11e siècle, le château des Evêques de Neuilly-la-Forêt, demeure de campagne des évêques de Bayeux mais aussi lieu de protection en temps de guerre, a connu de nombreux sièges au cours des siècles. Pourtant brulé et pillé, ce château tient encore debout même s'il ne subsiste plus rien datant de son origine. On peut l'apercevoir depuis le sentier d'interprétation de Neuilly-la-Forêt.

L'actuel Hôtel de Ville d'Isigny-sur-Mer est l'ancien château de la famille de Bricqueville. Il est construit au milieu du 17e siècle. Contrairement aux châteaux fortifiés, il a une fonction ostentatoire et d'agrément, comme toutes les demeures de cette époque pacifiée.

Hôtel de Ville d'Isigny-sur-Mer ©otiigi 

 

puce tite_puce_verte Les « fermes-manoirs »

Ferme-manoir de Saint-Pierre-du-Mont ©otiigi 

Dans le Bessin, les manoirs sont appelés « fermes-manoirs » en raison de leur usage agricole prédominant. Dans de nombreux cas, on hésite entre l'appellation château ou ferme-manoir tant ces dernières sont imposantes et majestueuses, c'est le cas notamment pour le manoir (ou château) de Saint-Pierre-du-Mont.
Elles sont toutes remarquables comme les fermes-manoirs de la Tonnellerie à Grandcamp-Maisy ou encore celle de la Rivière à Géfosse-Fontenay.

 

Le territoire d'Isigny-Grandcamp est riche de ces bâtisses seigneuriales, il n'en existe pas moins de 6 sur la seule commune de Géfosse-Fontenay…

 Pour en savoir plus

 

 

  

Le Manoir de l'Hermerel à Géfosse-Fontenay, exemple typique de ferme-manoir
propriété privée - ne se visite pas 

 

La première occupation du site de l'Hermerel remonterait au 5e siècle. Il s'agirait du
premierChapelle de l'Hermerel © otiigi château du village, bâti à proximité de la mer et au cœur d'un territoire très fertile. Ce château fut entièrement détruit au début de la guerre de Cent Ans, au 14e siècle. Un édifice fut reconstruit à la fin des hostilités, au 15e siècle. Le manoir actuel conserve une chapelle de cette période et probablement une partie de l'aile du logis. La partie principale date quant à elle du 17e siècle. Celle-ci est remarquable par la symétrie et l'usage de pierres de taille dans l'agencement de sa façade.

Pour entrer dans la cour du Manoir, on passe par un porche à double entrée : une porte charretière et une piétonne. A l'intérieur, on peut admirer un colombier de plan circulaire exceptionnel de par sa taille. Il compte près de 700 trous de boulin, pouvant accueillir chacun un couple de pigeons et sa couvée. Ce type de dépendance était un symbole de noblesse et de richesse, le nombre de trous de
boulin étant proportionnel à la superficie des terres possédées par le maître des
lieux.  


puce tite_puce_verte L'architecture en terre du marais 

Mur en bauge, terre crue des marais ©b.canu PNR MCB

 

 Constructions typiques du marais, Les bâtiments en terre sont apparus à partir du 16e siècles et jusqu'au début du 20e. Ils sont construit avec de la terre crue, extraite directement du sol argileux et limoneux des marais et montés par lits succésifs, sans coffrage. Cette terre donne une couleur de l'ocre jaune à l'ocre rouge aux bâtiments. On retrouve ce genre de maçonnerie, relevant de la technique de la bauge, sur l'ensemble du parc des marais, et, sur notre intercom, par exemple à Neuilly-la-Forêt, Les Oubeaux, Vouilly...

Pour en savoir plusGrange en terre ©b.canu PNR MCB

 

 

 Une partie du mur a perdu son enduit
et laisse apparaître la terre crue

 

puce tite_puce_verte Architecture balnéaire 

 Détail d'une villa de Grandcamp-Maisy ©otiigi

Au 19e siècle, les peintres romantiques recherchent des lieux propices à la rêverie et à la contemplation. Le littoral, jusqu'alors méprisé, devient un lieu d'inspiration où les artistes s'installent. Les bains de mer et l'air marin sont dits salutaires. Il n'en faut pas plus pour voir se développer une migration estivale sur nos côtes, en particulier à Grandcamp-les-Bains, station balnéaire très à la mode. La physionomie de ce village de pêcheurs en est bouleversée. Un chemin de fer est construit, ainsi qu'un casino (il n'existe plus de nos jours). Les bâtisses typiques de l'architecture balnéaire se développe sur la commune. Pour en savoir plus.

De vastes maisons à plusieurs étages sont construites en bord de mer par une population parisienne aisée et  friande de bains de mer. Entre château et maison de campagne, on les appelle « les villas ». Elles sont caractérisées par des façades colorées, ornées de statues, de balcons sculptés en bois, de moulures, et de décoration en faïence. Villas souvent excentriques, elles reflètent la personnalité du propriétaire. En flânant dans les rues de Grandcamp-Maisy, vous pourrez y voir encore de nombreux exemples de ces villas.

 

puce tite_puce_verte L'architecture de la reconstruction 

Carte_postale_Isigny_place_de_Gaulle_1960es-coll._privee_c.fossé

Suite au Débarquement Allié, l'été 1944 est synonyme de joie et d'espoir. L'envie de rebâtir, de démarrer une nouvelle vie est plus forte que tout. La reconstruction des villages et des zones rurales débute rapidement. L'urgence se fait sentir tant certaines communes sont ravagées par les bombes, comme Isigny-sur-Mer détruite à 65%. Les nouvelles techniques et matériaux permettent une reconstruction rapide. Les maitres-mots sont fonctionnalité et modernité, symbolisés par l'utilisation massive du béton. Cette stratégie commune à toutes les villes détruites de la 2nde Guerre Mondiale est critiquée : le béton est dit monotone et triste. Pourtant, la reconstruction par le béton a permis, entre autres, de reloger une population en détresse, de moderniser les villes et communes et d'agrandir les rues. Cette architecture nouvelle est à présent reconnue et saluée à travers l'inscription du centre-ville du Havre (ville reconstruite) sur la liste du Patrimoine Mondial de l'UNESCO.

Sources : 
Patte E., Entre Sèves et Taute – De terre et de pierre dans les marais du cotentin, Ed Cahiers du temps, 2004, coll. L'inventaire-Images du patrimoine.
www.bessin-tourisme.com
www.parc-cotentin-bessin.fr